Je précise à toutes fins utiles que le hashtag 7, c’est pour 7 épisodes et pas pour 7 tentatives de passer cet examen (je n’en suis humblement qu’à une seule et unique). C’est ma croix, mon rocher de Sisyphe, mon tonneau des Danaïdes, mon running gag, la blague qui ne me fait plus rire, le sujet de conversation inépuisable. Ce fuckin’ permis de conduire de merde de mes deux !

J’avais bien enterré cette histoire depuis un an, jusqu’à il y a quelques semaines en vérité, où je me suis souvenue d’une promesse faite à moi-même au premier jour de mes 25 ans, d’apprendre à conduire avant mes 30 ans. Et mes 30 ans, c’est vraiment très bientôt, (n’insistez pas, c’est déjà assez compliqué comme ça), tellement bientôt que ça ne le fera pas pour le 19 juin, mais ça va devoir le faire pour l’année de mes 30 ans puisque je perds mon code fin décembre avec ces conneries.

J’ai donc dit adieu à mes petites économies et j’ai rappelé l’auto-école. On m’a choisi un nouveau moniteur, un que je n’avais pas encore épuisé. Le jour de la reprise venu, j’ai eu mal au ventre, un peu la nausée, j’ai dit je veux pas y aller et j’y suis allée quand même. J’ai tremblé sur la pédale d’embrayage, dans les virages et les embouteillages, j’ai calé deux fois et grillé une priorité. Au bout d’1h45, j’avais mal partout, envie de buter les automobilistes, les cyclistes, les piétons, et même le moniteur, qui était au demeurant très gentil.

Ça m’a tellement laissé sur le carreau qu’au milieu de mon trajet, je me suis aperçue que je n’étais plus munie de mon ordinateur, que j’avais pourtant bien sorti de la voiture. Panique à bord, l’avais-je laissé dans le bus ? Les voyageurs ont été très gentils avec moi et ma crise d’angoisse, j’étais à deux mètres de la guérite de la ratp pour alerter tous les chauffeurs de la ligne 95, quand je me suis souvenue que je l’avais en réalité oublié à l’auto-école, qui était depuis, fermée. Du coup, réveil aux aurores le lendemain pour aller récupérer mon bien à l’autre bout de Paname et m’en aller joyeusement entamer ma journée. On sous-estime le parfum du petit matin parisien. Et on a bien raison.

Le permis et moi, c’est une histoire en maintenant sept épisodes, que vous retrouverez dans la catégorie l’humeur (mauvaise) du jour