Avec qu’est-ce qu’on fait pour le 31 ? quelle est la meilleure heure pour quitter Paris en bagnole le vendredi et où est-ce qu’on brunche ce week-end ? il y a la question cruciale du dimanche de beau temps.

Je vous épargne le couplet sur la météo parisienne mais, sans doute comme moi, quand vous avez regardé les températures du week-end dernier, vous vous êtes dit 23 degrés et grand soleil ? C’est probablement le dernier dimanche de beau temps avant le tunnel des changements d’heure, des bols de soupe et des séries sus la couette, alors qu’est-ce qu’on fait ?

Plusieurs solutions :

  • L’option Roger : m’en fous du beau temps, je fais comme tous les dimanches, grasse mat’, marché, déjeuner et sieste.
  • L’option piéton : vous prenez le métro pour aller vous entasser aux Buttes-Chaumont.
  • L’option hispter : vous avez un spot secret que vous vous garderez bien de dévoiler et vous allez bronzer tout seul.
  • L’option parent : trouver un endroit pour que les enfants se défoulent.

À la surprise générale, c’est bien cette dernière que j’ai adopté dimanche, avec Ariane et ses deux enfants (6 et 2 ans). Dans l’idée constante de pratiquer ma conduite et ne pas laisser s’envoler mes efforts, Ariane nous avait trouvé une base de loisirs à côté de Fontainebleau. J’avoue que ça ressemblait un peu au paradis des enfants : jeux, mur d’escalade, poneys, skate park et un petit lac avec une plage.

En bonne parisienne qui voit rarement un coin de nature, j’ai installé ma serviette de plage / vigie sur le sable et n’en ai pas bougé. Armée de mon Grazia dont j’ai réussi à lire au moins 35 lignes, je n’avais sans doute pas saisie l’idée de deux enfants dans l’équation dimanche en dehors de Paris avec enfants.

J’ai applaudi les acrobaties de Félix, admiré les pâtés de sable de Zelda, et surtout je les ai surveillés. My god, on ne m’avait pas dit que ça se surveillait à ce point les gosses ! Je comprends mieux le concept d’égalité, une paire d’yeux = un enfant, sinon t’en as forcément un qui commence à manger le sable, ou à qui vient une idée stupide (nous y reviendrons).

Bon, on était pas super organisé, on avait oublié le skate de Félix, on croyait encore que mi-octobre, il y aurait moyen de manger autre chose à la cafet’ de la base qu’un hot-dog, et on avait pas pensé qu’il fallait réserver pour l’accro-branches.
La journée a quand même été douce, ces 23 degrés un 15 octobre avaient un goût d’école buissonnière, de jour de vacances. Un jour offert, comme ça.

Jusqu’à ce que Zelda, 2 ans, considère comme une splendide idée de boire l’eau du lac. Ça nous a valu deux arrêts vomito, dont un sur la bande d’arrêt d’urgence où je me suis dit ça y est c’est là que ma vie s’arrête, sur cette nationale entre un champ et une C3 Picasso.

Pour ceux que ça intéressent, bien que je craigne que les jeunes mamans ne soient pas mon public de prédilection, les infos sur l’endroit ici.

Le point troquet :
Les serveurs hyper lookés qui te regardent de plus en plus de haut, comme s’ils n’attendaient qu’une confirmation de rôle dans la prochaine saison de 10 pour cent pour te claquer ton Spritz sur les genoux, on en parle ?

Le pont des arts :
C’était il y a dix jours mais je ne me remets pas du concert de Juliette Armanet à La Cigale, décharge d’endorphine, de bonne humeur, de grain de folie. Album en boucle depuis avec en plus, cette reprise incroyable de I feel it coming de The Weeknd.