Cette semaine, j’ai décidé de faire comme d’habitude. J’ai la chance d’être en vie, de ne connaître personne présent dans les attentats de vendredi soir. Alors je ne vais pas faire d’analyse politique, ni dire comment je me sens, parce qu’on se sent à peu près tous pareil je crois. Et puis un blog sur Paris se doit d’être alimenté, pour dire qu’on continue.

Allons-y !

J’ai beau avoir un blog, un Iphone et des comptes sur divers réseaux sociaux, il n’en reste pas moins que j’écris mes listes, mes idées, mes rendez-vous, mes cartes de vœux, mes lettres aux copines, mes joies et mes peines, sur du papier. Cet article a même été écrit sur du papier. J’ai une passion sans bornes pour les carnets, les cahiers, les blocs, les agendas, les stylos j’en ai un carton entier, j’en achète tout le temps. J’adore le papier, je garde tout, les lettres, les cartes postales, les petits mots. Je lis des livres et boude pas mal ma liseuse du boulot, dont je ne me sers que pour le boulot. La première chose que je fais lorsque j’ouvre un livre, je le sens, ensuite je le feuillette pour sentir le poids du papier, la texture. Les jeunes femmes qui fabriquent nos livres au boulot sont capables de dire « ah oui ça c’est du 90 grammes » au premier coup d’œil, ça me fascine.

Et la semaine dernière, en sortant de déjeuner rue Mazarine, juste en face, j’aperçois une devanture noire, lettrage rouge annonçant immédiatement la couleur Le Typographe. Floqué sur la vitre « Les agendas 2016 sont là ! ». Sur cette belle promesse, j’entre. A l’intérieur, c’est la caverne d’Ali Baba, ma caverne d’Ali Baba plus précisément, des agendas, des calendriers, des blocs-notes, des carnets, des cartes postales, des enveloppes de toutes les couleurs.

La très gentille dame m’a expliqué que la boutique a ouvert cet été, que leur atelier est basé à Bruxelles, qu’ils sélectionnent eux-même les papiers, les typographies, que des caractères de plomb sont encore utilisés, et que leur technique date des années 50. Tout est cousu main et la couverture du carnet pour lequel j’ai opté est découpée dans de la tapisserie, ce qui fait de chaque exemplaire un objet unique. Tout est très élégant et raffiné, chic sans en faire trop. Des choses très originales, comme ce calendrier mois par mois avec les jours agglomérés les uns aux autres comme les alvéoles d’abeille. La thématique des insectes que l’on retrouve dans les papiers à lettres ou les carnets qu’ils fabriquent.

La boutique propose également des petits gadgets, mini-tampons encreurs, masking tapes, et des carnets venant d’autres maisons aussi.
Pour cette première visite, et certainement pas la dernière, j’ai craqué pour un rouleau de masking tape, une jolie petite carte et son enveloppe et un carnet « tapisserie » aux pages bleues. Tout cela pour 18€, ce qui reste très raisonnable quand on regarde les prix d’un simple moleskine.

Le Typographe – 33 rue Mazarine – Paris 6e – Ouvert du lundi au samedi de 12h30 à 19h30.

Eux aussi, ils ont des chouettes carnets et de belles idées, c’est la boutique Papier Tigre dont je vous parlais au début de l’année, et le site de ce bel atelier du Typographe, c’est par là.