Depuis presque trois ans, ce n’est pas une maladie, mais carrément une épidémie !
Jeanne, Lucas, Martin, Hugo, Alyah, Nola, Léonie, Maëlys, Jeanne encore, Zelda, Mani, Alek, Léon, Gabriel, Corentin, Zelda encore (si, si), Alice, Zoé, Héloïse, Noé, Constance, Léon, Apolline, plus d’autres gros bidons en attente !

Maintenant, quand j’apprends une naissance à venir, une grossesse, je ne bronche plus. J’arrive tout juste à retenir un « encore ! », qui serait tout à fait désagréable pour la future maman en pleine montée d’hormones et bouffées de bonheur.
Il faut savoir une chose : je suis ra-vie pour vous Mesdames, et Messieurs aussi, mais sincèrement, vraiment ravie pour vous, tant que vous ne me demandez pas de participer à cet élan collectif qui semble prendre toute femelle approchant les 30 ans, je suis ok.

En plus, j’adore les bébés, l’odeur de leur peau, leurs toutes petites mains, leurs tout petits pieds, ça me fascine, ça m’hypnotise même, je peux rester des heures à les regarder. Un peu comme un feu de cheminée, voyez ?

Je n’ai pas d’enfants, moi, mais ma vie a quand même un peu changé. Je compte mes copines nullipares sur les doigts de mes mains, j’ai appris le mot nullipare, je parle de leurs enfants avec celles qui en ont, de leurs bébés à venir avec celles qui l’ont encore dans le ventre, et des bébés éventuels avec celles qui se demandent si elles ont envie d’en mettre un dans leur dit ventre. Je connais deux-trois cafés poussettes, je suis ivre très vite et pour une fois, ça tombe bien, mes copines qui n’ont pas bu une goutte d’alcool depuis neuf mois aussi. J’ai même un ou deux enfants préférés, mais je peux pas le dire pour pas vexer les autres. Un bébé, c’est très susceptible, ça pleure pour un rien.

Ainsi, j’ai acquis tout un tas de savoirs totalement inutiles sur la grossesse, l’accouchement, les premiers mois. Je sais ce qu’est le colostrum et le mécomium, et je m’en serai franchement passé, je sais qu’un ballon de grossesse sert aussi à bercer l’enfant, que si tu as eu des aigreurs d’estomac, ton enfant sera chevelu (true story), qu’on peut avoir des grossesses de merde et d’autres de rêve, je sais qu’au premier trimestre, on est toute chamboulée, qu’au deuxième on est au top et qu’au troisième, on prie pour que ça s’arrête vite. Je peux tenir une tendance des prénoms. Si vous voulez faire dans l’original, évitez Jeanne et Léo, ce sont les plus donnés, préférez Solveig par exemple.

Bref, comme mes copines s’amusent à le dire, pour une fille qui veut pas de mômes, t’en sais des choses. Ouais, mais j’a rien demandé. Et j’ai une mémoire beaucoup trop performante et qui retient tout ce qui passe. C’est pratique pour les digicodes, les prénoms et les castings de films, mais pour les avantages de l’allaitement, moyen.

J’ai d’ailleurs une opinion sur la péridurale, l’allaitement, la tétine, je peux alimenter le débat à loisir. Mais j’avoue que je préférerai que l’on revienne aux vrais problèmes, comme je sais pas moi, les voies sur berges piétonnes, le divorce de Brangelina ou la meilleure façon de faire un risotto ? Moi, je le fais sans crème (hérésie !) et avec beaucoup de parmesan, et vous ?