Point de robe de soirée ou de nœud-papillon pour Roger et moi, même si c’est bien le Bal qui nous a accueilli la semaine dernière. En guise de bal, il s’agissait ici du lieu d’expo photo à deux pas de la Place de Clichy, et fondé par Raymond Depardon en 2006. Et à la place de révérences, ou même de valse ou de tango, c’était plutôt un brunch qui nous attendait.

Sur une idée originale de Roger, comme souvent, nous avons donc brunché dimanche dernier. La chef du restaurant est anglaise, nous revenions donc à la source de ce repas, décliné depuis dans tous les bars français avec plus ou moins de succès. Des scones aux eggs and bacon, en passant par le bagel, nous avons l’embarras du choix. Je reste sur les deux premiers classiques, Roger se risque dans le bizarre avec un sandwich à l’agneau, cresson et céleri. L’audace de ce garçon me laisse parfois sans voix.
Tout cela arrosé d’une grosse théière de earl grey et nous sommes parés. Tout est un délice, avec une mention spéciale pour les meilleurs scones que j’ai jamais mangé, fermes à l’extérieur, fondants et chauds à l’intérieur. Un pur délice !

Seul mini tout petit bémol, l’endroit est un peu bruyant, mais si vous trouvez un resto parisien où l’on s’entend encore à plus de vingt personnes, faites-moi signe, ça m’intéresse.
Pour finir, comme on était pas venu juste pour se gaver de sucre et de beurre, nous avons fait un tour à l’expo du moment Dust, Histoires de poussière d’après Man Ray et Marcel Duchamp.  Les deux acolytes ont pris une photographie en 1922 ou en 1934, on ne sait pas, et même le titre est un mystère, Vue prise d’un aéroplane ou Elevage de poussière… Le cliché, lui, joue sur l’illusion d’optique, l’infiniment petit ou l’infiniment grand, et a inspiré tout un tas d’artistes depuis. Leurs travaux sont exposés jusqu’au 17 janvier, et c’est plutôt intéressant. Il y a notamment le début du film Hiroshima mon amour, qui m’a donné plutôt envie. Je vous en reparlerai.

Le Bal – 6 impasse de la Défense – Paris 18e – Ouvert du mercredi au dimanche

En écrivant cet article, j’avais logiquement cette chanson dans les oreilles, et j’actualise mes articles quand mon avis change, ou qu’il y a du nouveau comme ici.