Connaissez-vous Adèle ?
 Adèle et moi travaillons ensemble depuis presque trois ans. Je me targue d’être quelqu’un de bonne humeur et ce dès le réveil (enfin après la douche, faut pas la pousser). Adèle me couche. Elle n’est pas de bonne humeur, elle EST la bonne humeur, le peps, le coup de motivation permanent et la force de persuasion incarnée.

Quand elle a débarqué au bureau fin novembre et qu’elle nous a dit à tous les cinq allons à Tanger ! on l’a regardé, on s’est regardé, et on a pris nos billets.
Quitter Paris en février pour aller voir le soleil était bien là une de ses meilleures idées.

(crédit photo : Adèle Hybre)

Tanger l’ensorceleuse nous attendait !

Fondée par les carthaginois, sa position à 24 km des côtes espagnoles en a fait un point de guerre stratégique, sous domination portugaise puis anglaise. Elle est sans doute la ville du Maroc la plus « européanisée ». Les puissances du vieux continent se sont aussi farouchement battues pour y avoir un point d’encrage. Si bien qu’en 1923, elle devient « Tanger internationale », sous administration des grandes puissances européennes.

Ce qui donne des trucs étonnants, un « Café de Paris », des immeubles années 70 comme on en voit dans le moche quartier de la Part-Dieu à Lyon, des beaux immeubles avec balcons en fer forgé, tout ça les uns à côté des autres, sans cohérence ni réelle idée de conservation de leur patrimoine.
L’Hôtel El Minzah par exemple, somptueux palais érigé en 1930 qui a vu défiler toutes les célébrités du moment, a tellement été laissé à l’abandon qu’il a perdu deux de ses cinq étoiles du jour au lendemain.

On passe donc d’avenues occidentalisées à des ruelles étroites, sans trottoirs, avec des étals de fruits, d’olives, d’étoffes. Ça sent mille odeurs qui explosent en mille couleurs.

(crédit photo : Adèle Hybre)

Tout a été un régal, du traditionnel tajine aux poissons tout frais péchés et délicieusement cuisinés, aux pâtisseries à l’amande. Jusqu’aux derniers sandwiches le dernier midi, partagés dans un snack sur la place du 9 avril 1947 où trône également la cinémathèque.

Mais ce voyage n’aurait pas été le même sans Guillaume. Guillaume était notre hôte, notre nounou, notre guide, il nous a baladé dans Tanger pour nous montrer tous les spots indispensables, ce qu’il fallait savoir, où aller. Il a monté La Conciergerie Moderne qui propose tout un éventail de services. Nous avons opté pour le petit déjeuner un matin, avec crêpes, pains (autant vous dire que mon sans gluten était bien bien loin) et un dîner un soir.

Si bien qu’on avait l’impression de quitter un nouvel ami en partant. On ne saurait trop vous recommander de passer par lui lors de votre séjour. Oui, d’ailleurs, vous partez quand ?

(crédit photo : Constance Rossignol)