Depuis quelques temps, je vieillis. Avant, j’étais jeune, maintenant je vieillis. Doucement, hein. Mais quand même. Mes copains se reproduisent vraiment beaucoup, se marient à l’occasion, mariez-vous bon sang ! Qu’on danse et qu’on picole !, achètent des appartements #angoisse. Et puis, inévitablement, tout ceci mène à un exil en province, pardon, en région, pardon à Nantes !

Vous aussi, vous avez dû le remarquer, Nantes a sacrément le vent en poupe en ce moment.
A deux heures de Paris, trente minutes de la mer, à taille humaine, mais la ville quand même et tout ce qui va avec, l’emploi, la culture, les restos, les bars sympas. De mon côté, ce n’est pas une, mais deux amies qui ont migré, et pas n’importe lesquelles : deux morues ! Attirées par le rivage et l’air marin sans doute, et à quelques mois d’intervalle, elles sont parties.
On avait déjà essuyé un départ moruesque l’année d’avant vers un autre bord de mer, plus french riviera. Et là, bim ! Deux d’un coup ! L’avantage, c’est qu’on découvre de nouveaux endroits.

Le Sud, c’est vraiment loin, mais qu’est-ce que c’est beau, il fait chaud, la vie est douce, on est trop contents de se retrouver et de faire des risettes au nouveau-né.
Nantes, c’est plus près, quant au temps, le titre de cet article parle de lui-même je crois…
Et comme elles sont deux à Nantes, elles font pression pour avoir un article. Et de bon cœur, je m’y attelle. Voici donc le top 3 nantais !

#1 le dynamisme

C’est la première impression que Nantes donne, une ville dynamique, où il y a l’air d’avoir tout un tas d’initiatives. Des tonnes de librairies de toutes sortes poussent, des festivals s’inventent, les folles journées de Nantes existent depuis plus de vingt ans et grandissent, l’île des Machines fait l’événement à chaque réouverture, le quai des Antilles et son Hangar à Bananes sont réhabilités et abritent outre une cantine chouette comme tout et d’autres restos, la Hab Galerie, qui accueille des expos d’art contemporain et une belle librairie.

L’organisme public Le Voyage à Nantes s’occupe de promouvoir la culture pour Nantes et sa métropole, il organise, entre autres, chaque année un parcours dans la ville indiquée au sol par une ligne verte, qui serpente dans les rues. On peut dire que ça bouge à Nantes là, non ? Culturellement parlant en tout cas, mais c’est ce qui m’intéresse alors pour le reste nantes.fr !

#2 la nature

On se calme tout de suite, j’ai écrit « la nature » pour pas avoir l’air d’une gamine surexcitée en écrivant « la mer », mais quand même la meeeeeer !!! A trente minutes de Nantes, on choisit Pornic au sud ou La Baule au nord. Et on est les pieds dans l’eau ! Magique. « – On fait quoi dimanche ? – J’sais pas, on va à la mer ? » Avouez, ça le fait.
Le dimanche, ou n’importe quel jour, tu prends ta voiture et trente minutes plus tard, les pieds dans l’eau. Il a fait un temps idyllique sur Pornic, les crêpes et le cidre étaient top. Et comme j’ai été sage et que j’ai fait toute la promenade sans râler, j’ai eu droit à une glace.

#3 les cafés sympas

Avec devant tous les autres, même si je ne les connais pas, le Sugar Blue. Le café tellement top que je voulais le mettre dans ma valise en rentrant. On peut y prendre tous les repas de la journée, les salades sont renversantes, les quiches excellentes, on boit des smoothies tout frais, du vrai café filtre ou tout un tas de thés très bons. Et les desserts ! Du carrot cake en intraveineuse s’il vous plaît ! Di-vin. L’endroit est cosy, mobilier tout en bois, murs bleus canard, terrasse sur rue piétonne. Du coup on a vraiment campé là le dernier jour, mais c’était super.

#bonus les copines

Evidemment le top du top, le bonus, le kiff total, ma cherry on the cake, c’était mes copines. Quatre jours pour prendre le temps de débriefer la vie de chacune, surtout la mienne, parce que bon, elles habitent à Nantes, faut pas déconner. De parler de tous les gens qu’on connait, de discuter bouquins pendant des heures, de leurs projets, de se marrer et de dire mille choses futiles et necéssaires. Se rappeler enfin que les gens passent dans vos vies, mais qu’elles, elles sont là depuis un moment déjà et restent pour de bon. Rester les filles, hein, c’était une blague la phrase au-dessus !