Blog lifestyle d'une parisienne à Paris

 

Il y a encore des lieux à Saint-Germain-des-Prés qui m’avaient échappés ! Et celui-ci, j’avoue avoir un peu hésité à vous en parler tellement il est chouette et bien caché. Au milieu du Passage Dauphine, qui relie la rue éponyme à la rue Mazarine, et semble une cour privée quand on passe devant, se trouve le salon de thé L’heure gourmande. L’été, quelques tables sont disponibles au soleil. Le reste de l’année, la salle est également très accueillante.

Loin des camions de livraison et hordes de touristes, c’est très calme, les dames sont extrêmement gentilles et les convives charmants, et il est vrai, d’un certain âge. Ce qui n’a pas manqué de faire dire à Muriel quand je l’ai emmené déjeuner, tu m’avais pas dit qu’il fallait amener sa grand-mère. L’important, c’est que la carte est variée, salades, quiches, plats du jour, que tout est frais et vraiment super super bon, et qu’en plus les desserts sont nombreux, alléchants et terriblement délicieux. La tarte au citron meringuée restant mon must.

En bref, une adresse trop chouette que j’ai hâte de re-re-tester quand le soleil reviendra, que je pourrai chausser mes lunettes de soleil et discuter de nos grands-mères avec Muriel.

 

L’heure gourmande – 22 Passage Dauphine – Paris 6e – Ouvert 7 jours sur 7 de 12h à 19h

J’ai découvert ce lieu une fois où je sortais de cette superbe boutique, et promis la semaine prochaine, je quitte la rive gauche !

J’adore la rentrée ! Je n’ai plus l’âge de m’acheter des gommes et des taille-crayons, mais une veste, un nouveau pantalon et ça sent déjà pour moi comme les craies sur l’ardoise, les savons écoliers, et l’odeur de gomme des salles de gym. Et puis surtout, ce qui sent comme la rentrée depuis quelques années, c’est les déjeuners avec les copines.

Dès la fin du mois d’août, on se rappelle et on va déjeuner parce qu’il faut bien débriefer les vacances, le retour au boulot etc etc…
La semaine dernière, c’était avec ma copine Laure que j’avais rendez-vous pour déjeuner, dans un endroit tout proche de mon travail, et que je ne connaissais pas. Niché dans la petite rue du Sabot se trouve le Blueberry Maki. Je suis passée des milliers de fois devant cette rue sans la regarder, coincée qu’elle est entre la rue du Four et la rue de Rennes. Bien mal m’en a pris toutes ces années, ce restaurant vaut pourtant vraiment le détour.

De l’extérieur, ça ne ressemble pas du tout à tous les restaurants japonais parisiens, on se doute qu’il y a quelque chose de spécial. On entre, les maîtres du maki à notre droite, l’accueil en face, on nous escorte dans un dédale de couloirs et de salles, jusqu’à une table dans un décor très pop, design, en un mot agréable.

La spécialité de la maison, vous l’aurez compris, ce sont les makis, tout fait envie dans ce menu aux mille saveurs inédites et mariages étonnants. La serveuse nous présente les plats du jour et nous optons finalement pour un chirashi «surprise». Excellente surprise ! Des poissons de toute sortes, du saumon bien sûr, de la daurade j’en suis à peu près persuadée, et une foule d’autres que je n’ai pas forcément identifié, tous divins. Un véritable régal, une explosion de saveurs en bouche. Il y avait aussi quelques légumes, une matière spongieuse, plutôt bonne mais dont je serai bien incapable de dire de quelle famille d’aliments elle provenait.

Pour le dessert, Laure me guide vers un mochi, en me parlant d’un film se déroulant au Japon (le Japon, c’est un peu son dada à Laure) où l’héroïne se nourrit exclusivement de mochi, ça m’amuse et je me laisse convaincre. Le mochi est un gâteau traditionnel japonais qui peut être salé ou sucré, et qui est préparé à base de farine de riz gluant et d’eau, formant ainsi une pâte visqueuse et collante. Ca fait envie, hein ? Et bien, détrompez-vous, c’était un pur délice, les nôtres étaient au thé matcha et c’était assez frais et doux. Une parfaite touche légerement sucrée pour finir ce repas de chef !

Passons aux choses qui fâchent, l’addition ! Les bons produits, ça se paye ma bonne dame, comptez donc une vingtaine d’euros pour le plat et cinq à dix euros pour le dessert. Mais honnêtement, c’est tellement fin et délicieux que ça les vaut très largement.

 

La dernière fois que j’ai mangé dans le quartier de Saint Germain des prés, ça ressemblait à ça, mais mon préféré c’est quand même là.
Le film dont me parlait Laure, c’est celui-là et le joli site de Blueberry Maki, c’est par ici et leur adresse : 6 rue du Sabot dans le 6e !