Blog lifestyle d'une parisienne à Paris

 

L’autre samedi, alors que mars t’offre des jours divers, allant de la mousson à ceux qui fleurent bon le printemps, ce genre de jour où les vendeurs ambulants ne savent plus s’il faut vendre des marrons chauds ou de l’eau fraîche comme le soulignait justement Manon, mon acolyte du jour, nous avons passé la journée dans Paris.
Et c’était un parfait jour de printemps.

C’est-à-dire que mon samedi d’habitude, ça ressemble plutôt à marché / café / Libé (ouais bon, souvent Grazia aussi). Et après je glandouille dans mon quartier, je vais voir mes copains hippies du supermarché bio, je traîne dans les librairies alentours, bref je reste chez moi, tout juste si je franchis Bastille.
Avant éventuellement de m’aventurer plus loin pour boire des verres ou danser.

Bon maintenant que vous bavez bien sur ma vie trépidante, voilà qu’au début de l’année, j’ai été invité – Paris est à moi a été invité plutôt – par l’équipe d’Ensuite à tester leur brunch. Ouvert il y a cinq mois à peine par trois charmants garçons, Boris, Alexandre et Jonathan, Ensuite surfe sur la vague du healthy tout en gardant l’essence d’un brunch à la française – des viennoiseries et des œufs.

Les jus de fruits sont un délice, pressés à froid grâce à un extracteur de jus, tous les nutriments sont conservés. Je mange glutenfree alors voilà que je deviens sensible à ce genre d’arguments.Tout comme la mode de l’açai bowl qui m’a aussi gagné, et qu’Ensuite réalise super bien. Je sens que je file un mauvais coton.

Bref on a été super bien reçues, super bien traitées. J’aurai bien envie de travailler plus près pour tester les formules déjeuner, vraiment  alléchantes.
Dans leur présentation, les garçons justifiaient le nom du lieu, Ensuite, par le fait qu’après (ensuite…) avoir mangé chez eux, on se sent mieux, on sent qu’on a fait du bien à son corps. J’avais lu ça d’un œil dubitatif. Mea culpa, parce que c’est exactement la sensation éprouvée en sortant, on se sentait bien, vitaminées, saines, prêtes pour entamer la journée.

Comme il faisait beau et que j’étais d’excellente humeur, on a fait du shopping. Un samedi.
À Saint-Lazare. Alors qu’il faisait 25 degrés.
Et j’ai même trouvé ça sympa.

Toute cette semaine-là était sympa d’ailleurs, j’ai dû, pour des raisons indépendantes de ma volonté, migrer quelques jours chez mon cousin, sorte de croisement entre Gaspard Proust (pour l’humour acéré) et Nicolas Bedos (pour le côté beau gosse), mais le modèle adorable, voyez ? Il vit dans un splendide appart, et je me suis sentie dorlotée pendant ces quelques jours.
Je ne peux décemment pas raconter tous les détails de cette semaine mais je peux vous dire que j’étais tellement contente de vivre pas loin de mon ancien quartier, d’avoir Manon et Roger et Nicolas tout près de moi. Sans cette horrible ligne 13, je pourrai envisager d’aller y vivre un de ces jours de printemps.
Oui parce que je ne vous ai pas dit ? Je cherche un appart !

Pour les épisodes précédents de ma vie immobilière, et on peut dire qu’elle est riche, c’est par ici.

Combien avez-vous de carnets, de pages « notes » dans votre téléphone, de bouts d’articles découpés dans votre portefeuille, ou éparpillés avec toutes les adresses à tester, le meilleur bobun de Belleville, cette boutique de bijoux fait mains ou la pâtisserie dont Elle parlait la semaine dernière ? Moi j’en avais des tas avant ma dernière obsession : Mapstr.

S’il y a un appli utile et bien faite dont vous ne pouvez faire l’économie, c’est Mapstr.
Vous crée un compte et c’est à peu près tout. Après, à vous de vous amuser. Vous renseignez tous les lieux que vous voulez, restos, bars, boutiques, librairies, Mapstr en connait un paquet et sinon rien de plus facile que de le créer. Vous mettez les tags que vous voulez, vous leur attribuez une couleur pour vous y retrouver facilement. Il y a même une fonctionnalité pour passer les adresses en privé et renseigner les étages et digicodes constamment oubliés de tous vos potes.

En parlant d’eux, s’ils ont Mapstr aussi (ils l’auront bientôt sinon rassurez-vous), vous pouvez afficher leur carte et prendre leurs bonnes adresses.
Ca marche aussi avec vos voyages à l’étranger, renseignez les adresses repérées, chargez la carte quand vous avez du wifi, elle reste consultable même hors connexion.

C’est la seule appli que j’ouvre presque tous les jours. Quand Adèle me parle d’un bar où elle a passé une pure soirée, je le mets dans mon mapstr et il y a même un endroit où mettre des commentaires persos, « conseil d’Adèle » au hasard.

Bon, moi j’ai un peu pété les plombs avec mes 170 adresses, mais bon, je suis blogueuse ou pas ?
Si vous demandez gentiment, je les partage avec vous. Pour le 31 par contre, oubliez-moi, si je trouve un endroit pas surbondé où danser sur une musique correcte et pas sur les pieds du voisin, vous pensez bien que je le garde pour moi !

 

Depuis quelques temps, j’ai un jules. Depuis trois ans en fait. Et demi. Mais depuis quelques mois, j’ai noté quelques changements. Bon, déjà on vit ensemble, ce qui fait un bon changement. Maintenant quand on me demande t’as vu The big short ? je réponds oui ON a bien aimé même si le langage de la finance, pas évident… ou quand j’ai ma copine Marianne au téléphone, ou ma mère, elles me demandent et Antoine, le boulot ça va ?

Tout ça pour dire que c’était l’anniversaire d’Antoine cette semaine et que j’étais trop contente de chercher un resto et de l’inviter au Lobster bar. Lobster comme dans homard oui oui.
Juste à côté de la place des Victoires a ouvert il y a deux ans le Lobster bar, spécialisé dans le homard, le crabe et autres produits de la mer. L’endroit est installé rue Coquillère dont je n’arrête pas d’entendre parler, ici Au pied de cochon, là le Bistrot de Maëlle et Augustin, bref, vous risquez de me revoir dans le coin.

 

Le Lobster bar est décoré comme un bateau, éclairage tamisé, comme par une nuit de tempête, des chaises et des tables en bois, des ferronneries au mur, et une fresque totalement foutraque collée au mur.

Dans notre assiette, du tarama de cabillaud en entrée, maison évidemment, avec des blinis à tomber par terre. Pour le plat de résistance, lobster roll au menu. Dans un pain léger, type viennois, du délicieux et très goûtu homard, assaisonné avec une mayonnaise allégée. En garnitures, un coleslaw hyper bon, que jamais plus tu n’oseras en acheter en boîte, et des frites, seul bémol de toute cette superbe soirée, assez insignifiantes. Sans ça, on sent que chaque ingrédient a été choisi et assemblé à ses camarades avec soin.
Dans nos verres, un vrai bon spritz pour Antoine et un vin blanc sec fameux pour moi. Je dis fameux parce qu’évidemment que j’ai oublié le nom.

Dans ce genre d’endroits à concept, ou centré sur un seul met, on sent en général qu’ils ont mis le paquet sur la star de l’assiette et le reste est un peu mis de côté. Et bien pas au Lobster bar, puisque jusqu’au dessert, une tarte au citron vert préparée comme un cheesecake, NOUS avons été enchantés ! Ca nous a rappelé Montréal et ce sandwich au homard mangé au bord du Saint-Laurent, une chaude journée d’août.

 

The Lobster bar – 41 rue Coquillère – Paris 2e – Ouvert du mardi au samedi midi et soir

Cette rentrée sent définitivement le resto on dirait, la semaine prochaine on retourne au théâtre et plutôt deux fois qu’une !

Il y a quelques jours, un soir où le pays était encore en grand état de choc, Roger m’a proposé d’aller boire un verre au Pavillon des lettres, situé très exactement entre la Place Beauvau et le Palais de l’Elysée. Hasard du calendrier et de son carnet d’adresses, l’ambiance était, bien sûr, toute particulière. On se relevait à peine du 13 novembre, encore stupéfaits. J’ai même dû demander mon chemin à un CRS, autrement dit, j’ai adressé la parole à un CRS ! Une première. Oui parce que pardon, le 8e, c’est quand même super mal indiqué.

Et cette soirée a tourné au grand n’importe quoi. On est arrivé dans ce bar d’hôtel, sur nos anciennes traces, reprenant nos anciennes habitudes. Inspecter le lieu, le vrai ou faux feu de cheminée, quel sera l’endroit le plus confortable, où l’on ne risquera pas les voisins, mais où l’on sera assez visible pour demander un refill au serveur.

Au bout de vingt minutes, le type qui passait par là – était-il le serveur, le chasseur, un client, ou tout ça à la fois ? – nous sert un verre de blanc, rempli à ras bord (la preuve en photo). Ce ne sont pas les us des autres bars d’hôtels que nous avons pu fréquenter.

Roger a révélé des talents de dessinateur, ma foi, particuliers… que je ne peux absolument pas préciser ici, on a imaginé les nouveaux messages de sécurité de la RATP, on a raconté n’importe quoi, et on a ri très fort, j’ai renversé mon verre sur la moquette moumoute, on s’est servi dans le Honesty Bar, de manière moyennement honnête, même si je vous rassure, on a quand même payé nos coups. Enfin, je crois.

On avait besoin de lâcher la pression, d’oublier, de rire un grand et bon coup de tout et de n’importe quoi. De se sentir vivant, à nouveau. Mais surtout, surtout, maintenant, je sais où aller boire un coup à Miromesnil !

Le Pavillon des lettres – 12 rue des Saussaies – Paris 8e 

Je le concède aisément, Roger est souvent dans mon blog, il a même sa catégorie le saviez-vous ?
Et pour les bars d’hôtels, après deux ans de visites intensives, nous avions élu le meilleur ici.

 

L’autre jour, quelqu’un demandait sur les réseaux sociaux une adresse de restaurant bon et pas trop cher à Saint-Germain-des-Prés. C’est une question que je me pose moi-même souvent, y travaillant depuis deux ans.
Et puis ma collègue Chloé, toujours un bon plan dans la poche, m’a emmené chez Yoom quelques temps après mon arrivée, et j’y retourne avec plaisir pour les grandes occasions, la venue d’Agathe à Paris, la prochaine visite de mon Jules au bureau, ou cette semaine le récit des vacances de Maude.
Sis rue Grégoire de Tours, entre le grand boulevard Saint-Germain et l’encombrée rue de Buci, Yoom est un restaurant de dim sum, sorte de raviolis à la vapeur fourrés d’origine cantonaise et très très bon.

Chez Yoom on a soigné la déco, les appliques sont en verre bleuté, les jolies tables sont d’un beau turquoise, la vaisselle est toute jolie, on regrette presque les baguettes à usage unique, mais c’est un vrai tout petit point de détail.
Quant à notre assiette, nous optons pour le menu du Tigre, composé d’une salade et sa vinaigrette à la cacahuète, très bien dosée, pas du tout étouffante, et de dim sum de toutes les couleurs et toutes les saveurs, assortis d’un riz délicieusement parfumé, avec de petits légumes.

Pour le dessert, je n’ai pas pu résister à leurs boules de riz gluant fourré au sésame noir, servies dans une soupe de lait de coco au gingembre. Même Maude qui n’aime pas trop le gingembre a apprécié le mariage des saveurs. Tellement bon que mon Iphone n’a pas été assez rapide pour les prendre en photo, ne reste que le petit poisson au fond de son bol, témoin de ma gourmandise.

Le menu du Tigre est à 15€ et m’a, ma foi, plutôt nourri (surtout avec le dessert en plus…). D’autres menus plus copieux sont proposés ainsi qu’un choix de dim sum à la carte.

Yoom – 5 rue Grégoire de Tours – Paris 6e – Ouvert du mardi au samedi midi et soir

 

Yoom sévit un peu partout dans Paris, leurs adresses par ici, et Saint-Germain-des-Prés, ça commence à me connaître, dans un autre budget, ici, c’était top aussi.

 

Hier soir se tenait la troisième édition du Food Market, concept inédit jusqu’ici à Paris : réunir des stands proposant des plats et boissons de tous les horizons.
De 18h à 22h30, un jeudi par mois depuis août, 22 stands vous proposent meatballs, burgers, tacos et autres spécialités indiennes, argentines, orientales, italiennes… Il y a aussi du sucré, avec des brownies, cookies, et même un stand de limonades artisanales pour se désaltérer après tout ça.

Ils ont pensé à tout ! En positionnant des personnes en blouson orange à plusieurs endroits du marché pour vous guider ; en installant un groupe de musique pour l’ambiance, du jazz manouche pour cette fois-ci ; en disposant des tables régulièrement entre les stands pour manger tranquillement ; en proposant une application mobile Fivory, qui permet de payer avec son téléphone (et de faire une économie de 5€ au passage pour votre bonne volonté). Ainsi, vous ne sortez pas votre portefeuille toutes les cinq minutes et les commerçants ont moins à s’en faire pour leur caisse. Les paiements en espèces restent, quand même, bien sûr possibles.

A l’entrée, une double page explique rapidement et simplement qui cuisine quoi et à quel endroit du marché. Je décide de faire d’abord un premier tour et de voir ce qui me tente. A peu près tout en vérité ! Je suis arrivée assez tôt et j’ai bien fait, un conseil pour la 4e édition de novembre, ne vous pointez pas à 20h30, ça risque déjà d’être la foire d’empoigne.

Souvent au resto, japonais par exemple, il n’y a pas de desserts et vous êtes dégouté (moi je suis dégoutée en tout cas) et bien là, pas de problèmes ! Un banana bread avec vos acras et votre boudin antillais, c’est possible.
Pour ma part, je suis tombée dans les pastéis de Nata de la Pastelaria Belem, qui sont tout simplement di-vi-nes ! Pour le plat, ma photo ne rend pas du tout hommage, et je m’en excuse auprès du Bichat, qui m’a pourtant fait mangé un bol de riz, légumes et herbes vraiment plein de saveurs et de bonnes vitamines.

 

La règle du Food Market, c’est que les plats ne doivent pas dépasser 10€. Le bol du Bichat : 10€, leur limonade citron-gingembre : 2€, les pastéis de Nata : 2€ l’unité.
L’ambiance est chouette, à table, on échange les bons plans, «ça a l’air pas mal vos pastéis, nous on a fondu pour le banana bread !». Je prends note.

Il fait doux, la population est mixte et plutôt de bonne humeur, enfin je suis partie avant que tout le monde se marche dessus.
Mais bref, je serai là à la prochaine le jeudi 19 novembre, avec ma copine Maude, qui m’a soufflé ce très bon plan !

Les adresses :

Pastelaria Belem – 47 rue Boursault – Paris 17e
Le Bichat – 11 rue Bichat – Paris 11e 

Il y a quelqu’un qui est spécialiste de la street food et qui en parle tous les dimanches sur Paris Première dans l’émission Très très bon, c’est Mina Soundiram.
Et ma cantine portugaise, qui fait aussi de très bons pastéis, j’en parlais ici