Blog lifestyle d'une parisienne à Paris

Combien avez-vous de carnets, de pages « notes » dans votre téléphone, de bouts d’articles découpés dans votre portefeuille, ou éparpillés avec toutes les adresses à tester, le meilleur bobun de Belleville, cette boutique de bijoux fait mains ou la pâtisserie dont Elle parlait la semaine dernière ? Moi j’en avais des tas avant ma dernière obsession : Mapstr.

S’il y a un appli utile et bien faite dont vous ne pouvez faire l’économie, c’est Mapstr.
Vous crée un compte et c’est à peu près tout. Après, à vous de vous amuser. Vous renseignez tous les lieux que vous voulez, restos, bars, boutiques, librairies, Mapstr en connait un paquet et sinon rien de plus facile que de le créer. Vous mettez les tags que vous voulez, vous leur attribuez une couleur pour vous y retrouver facilement. Il y a même une fonctionnalité pour passer les adresses en privé et renseigner les étages et digicodes constamment oubliés de tous vos potes.

En parlant d’eux, s’ils ont Mapstr aussi (ils l’auront bientôt sinon rassurez-vous), vous pouvez afficher leur carte et prendre leurs bonnes adresses.
Ca marche aussi avec vos voyages à l’étranger, renseignez les adresses repérées, chargez la carte quand vous avez du wifi, elle reste consultable même hors connexion.

C’est la seule appli que j’ouvre presque tous les jours. Quand Adèle me parle d’un bar où elle a passé une pure soirée, je le mets dans mon mapstr et il y a même un endroit où mettre des commentaires persos, « conseil d’Adèle » au hasard.

Bon, moi j’ai un peu pété les plombs avec mes 170 adresses, mais bon, je suis blogueuse ou pas ?
Si vous demandez gentiment, je les partage avec vous. Pour le 31 par contre, oubliez-moi, si je trouve un endroit pas surbondé où danser sur une musique correcte et pas sur les pieds du voisin, vous pensez bien que je le garde pour moi !

 

Depuis quelques temps, j’ai un jules. Depuis trois ans en fait. Et demi. Mais depuis quelques mois, j’ai noté quelques changements. Bon, déjà on vit ensemble, ce qui fait un bon changement. Maintenant quand on me demande t’as vu The big short ? je réponds oui ON a bien aimé même si le langage de la finance, pas évident… ou quand j’ai ma copine Marianne au téléphone, ou ma mère, elles me demandent et Antoine, le boulot ça va ?

Tout ça pour dire que c’était l’anniversaire d’Antoine cette semaine et que j’étais trop contente de chercher un resto et de l’inviter au Lobster bar. Lobster comme dans homard oui oui.
Juste à côté de la place des Victoires a ouvert il y a deux ans le Lobster bar, spécialisé dans le homard, le crabe et autres produits de la mer. L’endroit est installé rue Coquillère dont je n’arrête pas d’entendre parler, ici Au pied de cochon, là le Bistrot de Maëlle et Augustin, bref, vous risquez de me revoir dans le coin.

 

Le Lobster bar est décoré comme un bateau, éclairage tamisé, comme par une nuit de tempête, des chaises et des tables en bois, des ferronneries au mur, et une fresque totalement foutraque collée au mur.

Dans notre assiette, du tarama de cabillaud en entrée, maison évidemment, avec des blinis à tomber par terre. Pour le plat de résistance, lobster roll au menu. Dans un pain léger, type viennois, du délicieux et très goûtu homard, assaisonné avec une mayonnaise allégée. En garnitures, un coleslaw hyper bon, que jamais plus tu n’oseras en acheter en boîte, et des frites, seul bémol de toute cette superbe soirée, assez insignifiantes. Sans ça, on sent que chaque ingrédient a été choisi et assemblé à ses camarades avec soin.
Dans nos verres, un vrai bon spritz pour Antoine et un vin blanc sec fameux pour moi. Je dis fameux parce qu’évidemment que j’ai oublié le nom.

Dans ce genre d’endroits à concept, ou centré sur un seul met, on sent en général qu’ils ont mis le paquet sur la star de l’assiette et le reste est un peu mis de côté. Et bien pas au Lobster bar, puisque jusqu’au dessert, une tarte au citron vert préparée comme un cheesecake, NOUS avons été enchantés ! Ca nous a rappelé Montréal et ce sandwich au homard mangé au bord du Saint-Laurent, une chaude journée d’août.

 

The Lobster bar – 41 rue Coquillère – Paris 2e – Ouvert du mardi au samedi midi et soir

Cette rentrée sent définitivement le resto on dirait, la semaine prochaine on retourne au théâtre et plutôt deux fois qu’une !

Il y a quelques jours, un soir où le pays était encore en grand état de choc, Roger m’a proposé d’aller boire un verre au Pavillon des lettres, situé très exactement entre la Place Beauvau et le Palais de l’Elysée. Hasard du calendrier et de son carnet d’adresses, l’ambiance était, bien sûr, toute particulière. On se relevait à peine du 13 novembre, encore stupéfaits. J’ai même dû demander mon chemin à un CRS, autrement dit, j’ai adressé la parole à un CRS ! Une première. Oui parce que pardon, le 8e, c’est quand même super mal indiqué.

Et cette soirée a tourné au grand n’importe quoi. On est arrivé dans ce bar d’hôtel, sur nos anciennes traces, reprenant nos anciennes habitudes. Inspecter le lieu, le vrai ou faux feu de cheminée, quel sera l’endroit le plus confortable, où l’on ne risquera pas les voisins, mais où l’on sera assez visible pour demander un refill au serveur.

Au bout de vingt minutes, le type qui passait par là – était-il le serveur, le chasseur, un client, ou tout ça à la fois ? – nous sert un verre de blanc, rempli à ras bord (la preuve en photo). Ce ne sont pas les us des autres bars d’hôtels que nous avons pu fréquenter.

Roger a révélé des talents de dessinateur, ma foi, particuliers… que je ne peux absolument pas préciser ici, on a imaginé les nouveaux messages de sécurité de la RATP, on a raconté n’importe quoi, et on a ri très fort, j’ai renversé mon verre sur la moquette moumoute, on s’est servi dans le Honesty Bar, de manière moyennement honnête, même si je vous rassure, on a quand même payé nos coups. Enfin, je crois.

On avait besoin de lâcher la pression, d’oublier, de rire un grand et bon coup de tout et de n’importe quoi. De se sentir vivant, à nouveau. Mais surtout, surtout, maintenant, je sais où aller boire un coup à Miromesnil !

Le Pavillon des lettres – 12 rue des Saussaies – Paris 8e 

Je le concède aisément, Roger est souvent dans mon blog, il a même sa catégorie le saviez-vous ?
Et pour les bars d’hôtels, après deux ans de visites intensives, nous avions élu le meilleur ici.

 

L’autre jour, quelqu’un demandait sur les réseaux sociaux une adresse de restaurant bon et pas trop cher à Saint-Germain-des-Prés. C’est une question que je me pose moi-même souvent, y travaillant depuis deux ans.
Et puis ma collègue Chloé, toujours un bon plan dans la poche, m’a emmené chez Yoom quelques temps après mon arrivée, et j’y retourne avec plaisir pour les grandes occasions, la venue d’Agathe à Paris, la prochaine visite de mon Jules au bureau, ou cette semaine le récit des vacances de Maude.
Sis rue Grégoire de Tours, entre le grand boulevard Saint-Germain et l’encombrée rue de Buci, Yoom est un restaurant de dim sum, sorte de raviolis à la vapeur fourrés d’origine cantonaise et très très bon.

Chez Yoom on a soigné la déco, les appliques sont en verre bleuté, les jolies tables sont d’un beau turquoise, la vaisselle est toute jolie, on regrette presque les baguettes à usage unique, mais c’est un vrai tout petit point de détail.
Quant à notre assiette, nous optons pour le menu du Tigre, composé d’une salade et sa vinaigrette à la cacahuète, très bien dosée, pas du tout étouffante, et de dim sum de toutes les couleurs et toutes les saveurs, assortis d’un riz délicieusement parfumé, avec de petits légumes.

Pour le dessert, je n’ai pas pu résister à leurs boules de riz gluant fourré au sésame noir, servies dans une soupe de lait de coco au gingembre. Même Maude qui n’aime pas trop le gingembre a apprécié le mariage des saveurs. Tellement bon que mon Iphone n’a pas été assez rapide pour les prendre en photo, ne reste que le petit poisson au fond de son bol, témoin de ma gourmandise.

Le menu du Tigre est à 15€ et m’a, ma foi, plutôt nourri (surtout avec le dessert en plus…). D’autres menus plus copieux sont proposés ainsi qu’un choix de dim sum à la carte.

Yoom – 5 rue Grégoire de Tours – Paris 6e – Ouvert du mardi au samedi midi et soir

 

Yoom sévit un peu partout dans Paris, leurs adresses par ici, et Saint-Germain-des-Prés, ça commence à me connaître, dans un autre budget, ici, c’était top aussi.

 

Hier soir se tenait la troisième édition du Food Market, concept inédit jusqu’ici à Paris : réunir des stands proposant des plats et boissons de tous les horizons.
De 18h à 22h30, un jeudi par mois depuis août, 22 stands vous proposent meatballs, burgers, tacos et autres spécialités indiennes, argentines, orientales, italiennes… Il y a aussi du sucré, avec des brownies, cookies, et même un stand de limonades artisanales pour se désaltérer après tout ça.

Ils ont pensé à tout ! En positionnant des personnes en blouson orange à plusieurs endroits du marché pour vous guider ; en installant un groupe de musique pour l’ambiance, du jazz manouche pour cette fois-ci ; en disposant des tables régulièrement entre les stands pour manger tranquillement ; en proposant une application mobile Fivory, qui permet de payer avec son téléphone (et de faire une économie de 5€ au passage pour votre bonne volonté). Ainsi, vous ne sortez pas votre portefeuille toutes les cinq minutes et les commerçants ont moins à s’en faire pour leur caisse. Les paiements en espèces restent, quand même, bien sûr possibles.

A l’entrée, une double page explique rapidement et simplement qui cuisine quoi et à quel endroit du marché. Je décide de faire d’abord un premier tour et de voir ce qui me tente. A peu près tout en vérité ! Je suis arrivée assez tôt et j’ai bien fait, un conseil pour la 4e édition de novembre, ne vous pointez pas à 20h30, ça risque déjà d’être la foire d’empoigne.

Souvent au resto, japonais par exemple, il n’y a pas de desserts et vous êtes dégouté (moi je suis dégoutée en tout cas) et bien là, pas de problèmes ! Un banana bread avec vos acras et votre boudin antillais, c’est possible.
Pour ma part, je suis tombée dans les pastéis de Nata de la Pastelaria Belem, qui sont tout simplement di-vi-nes ! Pour le plat, ma photo ne rend pas du tout hommage, et je m’en excuse auprès du Bichat, qui m’a pourtant fait mangé un bol de riz, légumes et herbes vraiment plein de saveurs et de bonnes vitamines.

 

La règle du Food Market, c’est que les plats ne doivent pas dépasser 10€. Le bol du Bichat : 10€, leur limonade citron-gingembre : 2€, les pastéis de Nata : 2€ l’unité.
L’ambiance est chouette, à table, on échange les bons plans, «ça a l’air pas mal vos pastéis, nous on a fondu pour le banana bread !». Je prends note.

Il fait doux, la population est mixte et plutôt de bonne humeur, enfin je suis partie avant que tout le monde se marche dessus.
Mais bref, je serai là à la prochaine le jeudi 19 novembre, avec ma copine Maude, qui m’a soufflé ce très bon plan !

Les adresses :

Pastelaria Belem – 47 rue Boursault – Paris 17e
Le Bichat – 11 rue Bichat – Paris 11e 

Il y a quelqu’un qui est spécialiste de la street food et qui en parle tous les dimanches sur Paris Première dans l’émission Très très bon, c’est Mina Soundiram.
Et ma cantine portugaise, qui fait aussi de très bons pastéis, j’en parlais ici

 

Chérie, Angelina, c’est dépassé, moi mon adresse, c’est Verlet !

Dans la vie, Roger ne parle pas du tout comme ça, et ne m’appellerait jamais chérie, mais le ton de parisien qu’il a employé quand j’ai naïvement raconté mon expédition ratée pour aller boire le thé chez Angelina ressemblait à peu près à cela.
Et voilà comment on s’est retrouvé hors de nos lits respectifs à une heure indue un samedi matin. Direction Palais Royal – Musée du Louvre chez Verlet.

 

 

Roger est déjà installé quand j’arrive. Je me perds dans la carte des thés (ci-dessus), il y en a pour tout le monde et tous les moments de la journée, du thé vert pour le soir, du lapsang souchong pour les aventuriers, des earl grey pour le matin et Roger, du thé russe, toujours, pour moi. Pour le petit-déjeuner, toasts, jus de fruits frais, muesli à la carte.

Le mobilier est tout en bois, tout est légèrement démodé, les tasses et assiettes en grès, les théières blanches en porcelaine. On est pas très bien assis mais l’endroit a un charme fou, les clients ont l’air de, comme Roger, être des habitués du lieu. A côté de nous, deux hommes prennent le petit-dej, le premier joue au mentalist avec le second, à base de jeux de cartes et de codes de carte bleue, c’est très étrange, mais on fait abstraction.

Tout est très bon et simple, je n’ai jamais vu des toasts aussi grands, la confiture de figues est délicieuse et le thé parfumé juste ce qu’il faut.

Avant de repartir, Roger s’avance au comptoir pour acheter son earl grey. Un jour, on appellera sans doute ce thé « Roger’s Earl Grey » puisqu’après une étude de marché poussée sur les revendeurs de thé parisiens, des toy boy de Mariage aux mauvais thés de Dammann, Roger est très au fait, faites-lui confiance.
Mais surtout, alors que je tends une oreille distraite vers ce qui se joue de l’autre côté de la salle, je surprends le propriétaire des lieux et Roger échangeant quelques mondanités en se tutoyant ! Le jour où je tutoierai le type chez qui j’achète mon thé…

Last but not least, la Maison Verlet revend également les produits de la Maison Dandoy, sa cousine belge dont les douceurs sont à se rouler par terre.

 

Maison Verlet – 256 rue Saint-Honoré – Paris 1er – Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 18h30

Roger a ses habitudes le samedi, même s’il aime pas trop que j’en parle, et puis on avait déjà tenté une virée dans ce quartier lors de la grande époque des bars d’hôtels.