Blog lifestyle d'une parisienne à Paris

 

La question te brûlait les lèvres : ça ressemble à quoi une vie de blogueuse ? Je te dirais bien que je courre les avant-premières, les show case et les inaugurations de collection capsule, que ma vie est totalement trépidante, rythmée par tout ça, mais dieu merci, elle l’est par bien d’autres choses.

Et puis, ne le répéte pas, mais je ne me sens pas comme appartenir à la blogosphère. Quand je suis parfois invitée à des soirées, plusieurs options : la plus répandue, je n’y vais pas, la plus pénible, j’oublie d’y aller, et dans de rares cas, j’embarque une copine et je me retrouve dans des événements auxquels on a donné un nom anglais pour faire bien. Le paradis des pique-assiettes puisqu’on vous rince à l’œil, ce qui participe grandement à trouver la soirée géniale.

Parfois c’est interactif, on participe à des ateliers, on fabrique des trucs avec ses mains, ce qui renforce ton impression de grand talent pour le fait maison. Enfin, concrètement, tu viens juste de faire un paquet-cadeau avec trois bouts de masking tape mais passons. Et puis tu découvres tes alter ego, les autres blogueuses. Pas de bol, pour toi c’était jour de machine, c’est tout juste si tu as trouvé un pull qui te va encore en partant le matin. Chose qui n’arrive jamais à la blogueuse, surtout la blogueuse mode, chapeau de feutre, carmin aux lèvres, manteau long et manches trois quarts, jean un peu délavé et stan smith aux pieds, normal quoi.
La blogueuse est lookée, elle a son Iphone vissé dans la main, prête à dégainer au premier truc mignon-cute qui se présentera. La blogueuse discute facilement c’est sympa ce show room, pis ça change, parce qu’à force on les connais tous ! Pendant que toi t’en reviens toujours pas d’en être à ton troisième mojito gratos.

Non, je reprécise les blogueuses discutent entre elles, pas à la meuf qui a osé se pointer avec son manteau de la saison dernière. Ainsi, pendant que je me prenais pour Picasso en décorant trois gâteaux avec une poche à douille de glaçage, une photographe apparaît dans mon angle mort de droite (oui je prends toujours trop de leçons de conduite) et commence à shooter la nana assise à la même table que moi qui lâche instantanément ce qu’elle avait entre les mains et prend la pose en se passant nonchalamment la main dans les cheveux.
Annie Leibowitz regarde l’écran de son appareil et s’exclame mais t’es teeeellement photogénique c’est dingue ! l’autre rétorque faussement gênée oh merci ! Annie ne lâche pas l’affaire non mais vraiment t’es trop belle, tu as un blog de quoi ? La jeune donzelle répond super fière je suis youtubeuse beauté. Youtubeuse beauté les gars ! C’est-à-dire qu’à la question tu fais quoi dans la vie, la meuf peut répondre sans sourciller je suis youtubeuse beauté. Ça m’a fait la soirée.

En repartant du showroom, qui était un resto tout à fait bien, dont je reparlerai ici prochainement, je reçois toutes mes notifications sur mon téléphone du début de la soirée. Je dis sans y penser ah oui y avait vraiment pas de réseau. L’organisatrice me répond d’un air sincèrement désolée oui je sais c’était affreux, d’ailleurs vous voyez toutes les filles sortaient régulièrement pour tweeter. Par 3°, elles auraient eu tord de se priver.

 

 

J’inaugure une nouvelle rubrique ici, L’Obsession.
Régulièrement, j’ai des obsessions. J’écoute un album en boucle et en boucle, je ne peux plus me passer d’un aliment, d’un resto, je me damnerais pour la tarte aux fraises d’une pâtisserie, je suis fascinée par un bâtiment devant lequel je passe tous les jours, je me relève la nuit pour regarder une série. Ça peut prendre toute la place.

Ma première obsession, c’est un livre. Bien sûr.

Ça s’appelle Lettres à Anne, et à moins de revenir d’un trip de six semaines en Amazonie, ou de ne jamais écouter les ondes de Radio France, vous ne pouvez pas être passé à côté. François Mitterand a entretenu une longue relation avec une femme, Anne Pingeot, ils ont eu une fille ensemble, Mazarine. Ça, c’était si vous êtes amazonien. De 1962 aux derniers jours de sa vie, en 1995, il n’a eu de cesse de lui écrire. 1 200 lettres. Mille deux cent lettres. Rassemblées en un volume par les éditions Gallimard.

La première fois que j’ai entendu parler de ce livre, je n’en revenais pas. Qui encore aujourd’hui, écrit 1 200 lettres à l’être qu’il aime ? Des textos, quelques mails, un ou deux tweets, mais des vraies lettres, qui ? Et puis, cette histoire a quand même quelque chose de fascinant. Pas si loin de nous, un couple illégitime s’est aimé pendant des décennies, dans un silence consenti. Elle, Anne Pingeot est un personnage incroyable. On n’hésitera pas d’ailleurs à réécouter les seuls entretiens qu’elle a donnés, à Jean-Noël Jeanneney sur France Culture. Son rire d’adolescente nous donne l’impression que, quand il s’agit de lui, elle a toujours 19 ans à Hossegor.

Ce livre est fixé sur ma table de chevet pour un moment, ses 1 200 pages étant proprement intransportables, et je m’y plonge avec délice chaque soir, attirée par cette sublime photo en guise de bande, elle, dans l’ombre, de dos, lui dans la lumière, mais en-dessous d’elle, et quasiment un genou à terre.

Lettres à Anne 1962-1995, François Mitterand, Gallimard

 

 

J’ai eu des coups de foudre pour des villes, l’interlope Berlin ou l’ouvrière Glasgow, j’ai aimé des villes au point d’y retourner, Berlin toujours, Rome aussi. Mais désormais, il y a Venise et c’est tout autre chose. Une ville chargée d’histoire, un charme fou, des couleurs qui vous éclatent à la figure à chaque coin de rue, des façades qui se reflètent sur l’eau couleur azur, une sorte de paradis terrestre, peut-être.
Venise est une ville très préservée, elle ne ressemble pas à un musée même si l’on s’extasie devant tant d’œuvres d’art rassemblées sur une si petite surface. Et ce n’est pas non plus Disneyland, comme peut l’être Prague, par exemple.

On se perd en deux coins de rue et le plan est toujours en main si jamais l’on a un point précis à atteindre. Même si la plus exquise des choses à Venise reste de se perdre, d’errer sans but. Il y a un côté décadent, comme a dû l’être cette ville à la Renaissance, quand le carnaval durait six mois, et qu’on y menait toutes les intrigues. Aujourd’hui, on s’imagine les vénitiens boire du prosecco tous les soirs, se nourrir de cichetti, pizza et pasta, aller au Peggy Gughenheim, qui a dû en mener une drôle, et surement un peu décadente, de vie.

vue depuis le Peggy Gughenheim Museum (photo de l’auteur)

J’ai aimé Venise et pourtant, je n’ai strictement aucun sens de l’orientation. Ma boussole quand je sors d’une station de métro, c’est l’inclinaison de l’escalier sur le plan du quartier. Je pars systématiquement dans le mauvais sens et je déteste par-dessus tout revenir sur mes pas. Autant vous dire que certains chemins me semblent parfois très longs.

Mais, premièrement, étant acquis que se perdre dans Venise est inévitable et même vivement conseillé, et deuxièmement, que quelque ce soit la direction que vous choisirez de prendre, se dégagera un immeuble, une vue, un pont, un bout de canal devant lesquels tomber fou amoureux, ça vaut largement le coup de prendre la même rue deux fois.
En parlant d’amour, je vous dirais bien que Venise se visite avec n’importe qui, mais mon Jules reste le meilleur partenaire pour cette escapade que nous comptons bien renouveler.

Le mot escapade n’est pas choisi au hasard. On a vraiment eu l’impression de s’échapper de Paris, d’arriver dans un endroit tellement magique et hors du temps. La preuve : connaissez-vous une seule ville entièrement piétonne ? Venise l’est. Pas une voiture, un scooter, pas même un vélo, tout juste une trotinette aperçue le dernier jour. Si vous voulez vous déplacer dans la ville, faites-le en bateau. Taxi ou Vaporetto selon vos envies. Ici, tout le monde est en  bateau, la police, les ambulances, les pompiers.

Avant de partir, un de mes collègues m’a donné plein d’adresses et m’a dit non dimenticare d’essere felice. Ça ne nous a pas demandé beaucoup d’efforts. Parler italien un peu plus. Si Monsieur Duroc, mon prof d’italien au lycée, m’avait vu me débattre avec cette langue que j’ai appris pendant cinq ans… J’ai quand même tenue absolument à parler italien, question de fierté, sous le regard amusé d’Antoine. Je peux vous dire que les vénitiens apprécient, même si mon accent est vraiment affreux.

photo de l’auteur

Quand on arrive dans une ville pour la première fois, tout est vierge, vide, blanc. Seulement des perspectives et des carrefours ; ensuite, les rues auront été parcouru, 10, 20, 1 000 fois elles auront un sens, une histoire, notre histoire.

A Paris, j’ai des chemins, des rues, des endroits qui ont un sens. J’aurai toujours 17 ans à République, des fou rires rue Keller, et le cœur qui bat devant le théâtre de l’Athénée. Je connais tous les sens uniques du 18e ouest grâce à l’auto-école, les endroits où déjeuner aux Batignolles, à Madeleine, les moindres recoins de Saint-Germain-des-Prés et toutes les sorties du métro Bastille. Je n’oublierai jamais les six étages de la rue Duhesme, le digicode de mon premier appartement, et tous les virages des tunnels de la ligne 13.

A Venise, il nous reste encore des tas de choses à découvrir, mais cette ville a commencé à avoir un sens pour nous, à devenir un peu de notre histoire.

 

En rentrant, j’ai lu Venise est un poisson de Tiziano Scarpa dans la collection Titres de Christian Bourgois. Et je le relirai à coup sûr avant de repartir.

 

Depuis bientôt huit ans de vie parisienne, il y a des choses que j’adore, la diversité des restos, pièces de théâtre, expos, cinés en tout genre, les endroits qui ouvrent constamment, à toute heure et dans tous les coins, les lieux qu’on garde secret, les rues où l’on a vécu, vécu des histoires, ou juste passé un bon moment. Et puis il y a des choses que je n’aime pas ou plus. Le métro par exemple. Surtout le matin. Et le soir pas trop. Et le week-end, vous avez remarqué comme c’est bruyant ? Normal, les gens sortent en bande, ils ne font pas qu’aller au boulot. Bref, le métro, très peu pour moi ces derniers temps.
Les moments de grâce arrivent pourtant. Comme ce super guitariste que je croise souvent au départ de la ligne 2 à Nation, après 23h en général, qui donne envie d’habiter Porte Dauphine. Ou cette femme qui chantait seule comme ça sur un quai de Place d’Italie et qui a fait se taire toute l’assemblée.

Avec mon nouvel appart, j’ai trouvé un bus qui me dépose assez près du boulot pour ne pas avoir l’impression de vivre une épopée tous les matins, mais assez loin pour avoir l’impression de me bouger au moins une fois par jour. C’est la deuxième fois que ça m’arrive, d’avoir un bus qui m’emmène au travail, la première fois c’était dans le XVe.

Quand on est habitué aux corps parfaits, aux visages angevins des pubs du métro, et à lever les yeux vers les minutes restantes pour bien éviter de regarder la misère ou la différence, dans le bus c’est plus difficile de les éviter. Dans le 39, qui venait d’Issy-les-Moulineaux et m’emmenait jusqu’à Saint-Germain, avant de poursuivre sa route vers Gare du Nord, il y avait cet homme presque tous les matins, qui avait un handicap physique assez lourd et était l’homme le plus bavard du bus. Il saluait chaque personne y entrant, faisait la bise à certaines dames qui le connaissaient bien. Ils discutaient alors ensemble jusqu’à son arrêt de Sèvres-Babylone. Il avait une passion sans bornes pour les chaussures et ne manquait pas de me féliciter lorsque j’arborais un nouveau modèle.

Le bus c’est aussi un truc pour les moins de 18 ans, dans le XVe, c’était des préados, un peu bruyants même si je ne me lassais pas de leurs histoires de collège.
Dans le XXe, c’est plutôt les écoliers avec leurs néo-parents, plus encombrants. Au choix, on trouve la poussette Yoyo, ou les enfants sur deux pattes, qu’il serait de bon ton de laisser s’asseoir, les pauvres chérubins n’ayant pas encore acquis le sens de l’équilibre. Moi non plus cela dit, et j’emmerde personne. Mais bon.

Mon bus n’est pas comme les autres, il a des défauts bien sûr.
D’itinéraires pour commencer, traverser la place de la Bastille n’étant pas toujours un parcours de santé, ni pour le conducteur qui échauffe ses nerfs, ni pour ses passagers qui éprouvent la résistance de leur petit-déjeuner dans leur estomac.
De conducteurs justement, souvent des hommes, une ou deux femmes de temps en temps. Ils sont toujours très courtois avec moi, moins avec les autres « circulants », particulièrement les cyclistes. Faites un trajet côté fenêtre et trottoir, c’est à vous vacciner du Vélib’ pour un moment.
De passagers bien sûr, l’enfer c’est les autres hein. Je ne vais pas vous faire l’éternelle litanie des mamies qui vous brandissent leur carte d’invalidité et les gens qui hurlent dans leur téléphone. Mention spéciale aux colleurs de chewing-gum entre les sièges, et à l’affreux blondinet qui court partout.

Mais mon bus, c’est aussi et surtout le grand air, la lumière du jour même quand il fait degueu comme aujourd’hui, les immeubles et les gens qui défilent, la ville qui se réveille. Qui se réveille oui, le bus ça se prend tôt sinon c’est juste un transport parisien comme les autres, la circulation en plus. Pas non plus aussi tôt que Dutronc, même si je vois des camions plein de lait, des balayeurs plein de balai, et du café dans les tasses.
C’est mon bus parce que je le prends jusqu’au terminus et qu’il n’y a parfois plus que moi, ça devient alors un peu le mien. Je connais la douce voix de la régulatrice de la ligne qui informe des ralentissements et déviations. Attention, Faubourg Saint-Antoine avant la Bastille, déménagement sur la voie, soyez prudents ! 

Et puis sortir du bus, traverser la Seine, embrasser d’une seul coup d’œil à 360° Notre-Dame, Montparnasse au fond, et la Tour Eiffel, croiser l’homme qui se rase en marchant, les mariés asiatiques en plein shooting photo devant l’Académie et pas plus tard que ce matin, une installation pour ce que je suppose un défilé de la Fashion Week.

 

Le bus c’était déjà un peu mon dada, quand je l’ai découvert ou quand il m’y arrivait quelques aventures. Un jour, peut-être, je vous raconterai la fois où j’ai embarqué Roger au fin fond du 16e pour une balade en bus.

Cet été, pendant que vous grimpiez en haut de très très grandes montagnes, ou vous la couliez douce au bord de la mer, moi, je faisais de nouveaux trucs à Paris. Oh, je ne vous en tiens pas rigueur, j’ai moi-même eu ma dose de vitamine D, de Posthélios et de marque de maillot de bain et sable dans la serviette dans diverses contrées.

Je suis allée dans le nouveau japonais à la mode depuis juin, quelques semaines avant que ça ne devienne inaccessible, j’ai nommé le Koko Bistro. Je n’ai pas pu testé le Five Guys par contre. Canicule plus file d’attente en plein soleil (quoiqu’il pleuvait le premier soir, parait-il) m’ont dissuadées. J’ai fait des risettes aux bébés du printemps, et j’ai hâte de rencontrer un bébé tout spécial arrivé pas plus tard que la semaine dernière.

Et puis, j’ai conduit dans Paris !
Depuis que je suis inscrite à l’auto-école, ce que j’entends le plus avec mais tu passes encore ton permis ? c’est conduire dans Paris quelle horreur ! sauf que je ne conduis PAS dans Paris. Parce qu’au prix de la séance de conduite (Oui je dis séance. Comme chez le psy), autant pas la passer dans les bouchons. Les premières heures, j’ai appris à tourner dans les rues de Montmartre à côté de l’auto-école, et à démarrer en côte par la même occasion. Mais rapidement, la rue Lamarck, la rue Damrémont, et zou ! à Sannoy.

La semaine dernière, un poids lourd a prit feu sur l’autoroute. Le moniteur a donc décidé qu’on irait conduire dans Paris intra-muros. Ça fera du bien à tes contrôles.
Vous n’imaginez pas ma joie de pouvoir conduire dans Paris. Voir défiler beaucoup plus vite qu’à pied l’Opéra, les grands magasins, la Comédie Française, la rue de Rivoli et oh mon dieu mais on s’approche de la Place de la Concorde là ??! J’ai ouvert grand les yeux, et je m’en suis à peu près bien sortie. Je souffle à peine qu’il faut prendre à droite.
- Mais à droite c’est les Champs-Elysées ? – Oui vas-y et attention à tes angles morts !
Qu’il soit dit ici que je ne traverserais plus JAMAIS les Champs à pied quand c’est pas mon tour ! J’étais inconsciente ou pressée d’en finir.

quand tu penses que les Champs, y a pas si longtemps, ça ressemblait à ça…

 Je roule en contrôlant partout comme une malade, je suis à deux doigts de la contracture musculaire quand le téléphone du moniteur sonne. Et qu’il décroche.

Oui oui, non ça va je suis en voiture mais c’est pas moi qui conduit. Bah euh un peu quand même, non ?
On passe la boutique du PSG, je ne m’inquiète pas, il va raccrocher, la FNAC pas de soucis, son téléphone coupe, je respire. Je rappelle, c’est important, continue comme ça. Le Queen, je commence à me dire qu’il plaisante. Le Lido,  je commence à envisager sérieusement de quitter le véhicule et de prendre un abonnement Navigo à vie. Le Fouquet’s, je m’inquiète, puis le Drugstore passe derrière moi et je me lance. On va à gauche, Diane. Le contraire m’aurait étonné.

Je m’engouffre en pensant à tous ces livres que je n’ai pas eu le temps de lire, à tout ce que je n’ai pas eu le temps de dire, je me colle à gauche, il est toujours dans sa conversation, je vais attraper un torticoli à force de tourner la tête, sans oublier de regarder devant moi.
Au bout d’un siècle, il me fait signe de la main, c’est le moment de sortir du plus grand manège du monde, vais-je réussir à attraper la queue du singe ? Je manœuvre pendant ce qui me semble une éternité avant de sortir en toute dignité de ce rond-point gigantesque, sans accrochage, freinage brusque, ou klaxon (pardon, avertisseur sonore).
Et de récolter les félicitations du moniteur, se félicitant également d’avoir un peu fait exprès de me laisser me débrouiller toute seule.

Alors, je vais l’avoir ce permis, oui ?

 

Je suis en vacances. Pour encore 10 jours. Ouais c’est dégueulasse hein ? Et si je veux continuer d’aimer Paris, il me faut la quitter de temps en temps. Je laisse donc mon blog à deux hôtes de marque. Maude ouvre le bal aujourd’hui avec un sujet d’actualité brûlant, non pas celui-là, mais l’autre : la canicule. Vous vous reconnaîtrez forcément dans les expériences de ma copine. Bisous je retourne à la plage !

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Je viens de recevoir un sms de Diane avec un laconique « Et mon article au fait ? ». Un sms dans lequel, si la technologie était assez avancée, on entendrait Diane soupirer en l’écrivant et se demander pourquoi elle nous a fait confiance. Comme je n’aime ni faire soupirer Diane, ni trahir sa confiance, je fais un ultime essai de rédaction d’un article sur Paris (j’ai déjà trois échecs – voir plus – à mon actif).
Et c’est au doux son des ronflements de mon voisin que j’ai trouvé mon angle d’attaque : la canicule à Paris, comment la chaleur ne nous tue pas, ne nous rend pas plus fort, et nous donne des envies de meurtres…

Mon envie a commencé dans la nuit de mercredi à jeudi à 00h43, quand j’ai réalisé que mon voisin d’en face ronflait si fort que je me suis demandé s’il n’était pas dans mon lit. Et oui car la canicule à Paris ça donne la bonne idée à tout le monde de dormir avec les fenêtres ouvertes. Et entre le son des télés, des copulations et des ronflements, il est fort possible que certains perdent leur sang-froid (si tant est qu’on puisse avoir le sang froid par 30 degrés au thermomètre la nuit – je bluff certainement, je n’ai pas de thermomètre)…

Puis il y a aussi les transports en commun pendant la canicule. Déjà les transports en commun c’est pas facile en temps normal, surtout pour les moins d’1m50 – oui, pour nous, les senteuses d’aisselles –, mais pendant la canicule c’est quand même un cran au-dessus. Quand le soir sur le quai tu es aussi fraîche que possible après une journée à 35 degrés, et que d’un coup tu entres dans le wagon et que tu te mets à transpirer à grosses gouttes juste parce que le simple fait de respirer te donne des suées, ta dignité prend un coup de chaud !

Pour ne pas passer pour une amie de Diane qui, en plus de rendre son article en retard, râle tout le temps, je conclue quand même sur les choses très sympas à Paris pendant la canicule : les pauses-glaces au bureau (merci Grom), les parcs, les terrasses et les piscines, mon voisin qui arrête de ronfler au moment où je termine cet article, et l’heureuse sensation d’avoir quand même un peu vu le soleil même sans être partie en vacances.

Petit +, les trucs et astuces de ma collègue Camille pour se protéger du chaud é-co-lo-gi-que-ment :

Mettez une bouteille au congélo jusqu’à transformer l’eau en glaçon. Déposez la bouteille dans une coupelle et portez le tout devant un ventilateur. Allumez le ventilateur et vous découvrirez la clim !

Prenez des dossiers (comptables de préférence) de différentes couleurs (parce que c’est plus joli). Posez-les en équilibre devant votre fenêtre et vous aurez des rideaux faits maison !

En dernier recours, vous pouvez utiliser quelques deniers pour acheter le brumisateur rechargeable à remplir vous-même (placement produit) !

Bel été à Paris !

J’ai des invités régulièrement, souvenez-vous, souvenez-vous encore