Blog lifestyle d'une parisienne à Paris

 

Il y a encore des lieux à Saint-Germain-des-Prés qui m’avaient échappés ! Et celui-ci, j’avoue avoir un peu hésité à vous en parler tellement il est chouette et bien caché. Au milieu du Passage Dauphine, qui relie la rue éponyme à la rue Mazarine, et semble une cour privée quand on passe devant, se trouve le salon de thé L’heure gourmande. L’été, quelques tables sont disponibles au soleil. Le reste de l’année, la salle est également très accueillante.

Loin des camions de livraison et hordes de touristes, c’est très calme, les dames sont extrêmement gentilles et les convives charmants, et il est vrai, d’un certain âge. Ce qui n’a pas manqué de faire dire à Muriel quand je l’ai emmené déjeuner, tu m’avais pas dit qu’il fallait amener sa grand-mère. L’important, c’est que la carte est variée, salades, quiches, plats du jour, que tout est frais et vraiment super super bon, et qu’en plus les desserts sont nombreux, alléchants et terriblement délicieux. La tarte au citron meringuée restant mon must.

En bref, une adresse trop chouette que j’ai hâte de re-re-tester quand le soleil reviendra, que je pourrai chausser mes lunettes de soleil et discuter de nos grands-mères avec Muriel.

 

L’heure gourmande – 22 Passage Dauphine – Paris 6e – Ouvert 7 jours sur 7 de 12h à 19h

J’ai découvert ce lieu une fois où je sortais de cette superbe boutique, et promis la semaine prochaine, je quitte la rive gauche !

Certains midis, quand y en a marre de la soupe ou des bagels, il faut savoir se faire plaisir. Mardi, c’était chez Bellota-Bellota que ça se passait avec ma boss. Tapi dans la rue de Seine, entre deux auvents de restaurants un peu chics ou de grandes brasseries et à deux pas du seul tabac du quartier, on entre dans la belle boutique Bellota-Bellota.

Le serveur, tout à fait aimable et prévenant nous installe sur une table haute juste à côté d’un jambon de pata negra qui vient souffler ses divines senteurs juste sous notre nez. On se décide pour un Bocadillo, sans doute le meilleur et le plus cher sandwich de l’histoire de la galaxie. Non, j’exagère, mais bon sang, ce jambon bellota bellota, c’est quand même quelque chose ! Ca fond dans la bouche, c’est doux comme une caresse de soleil, bon comme la première fois que vous avez mangé… et bien du pata negra par exemple !

Comme c’était un peu jour de fête, nous avons terminés ce repas par un duo de tarama, nature et aux truffes. Je ne suis pas une grande fan de truffes, mais là, waouh ! Justement dosée, forte en goût, et donc bienvenue après le pata negra, pour lui laisser toute sa saveur. Bref, un déjeuner de reines ! On a fait l’impasse sur le verre de vin, mais sûr que j’y reviendrai un soir, je me suis laissée dire que la carte des vins était, elle aussi, exceptionnelle.

Déjeuner de reines, budget de reines, comptez environ 20€ par personne. Une fois de temps en temps, ça peut pas faire de mal.

Bellota-Bellota – 64 rue de Seine – Paris 6e (et d’autres adresses par ici)

La dernière fois, c’est ma boss qui m’avait fait découvrir, dans un tout autre genre, mais vraiment délicieux, les sandwiches de chez Grillé 

 

Cette semaine, Roger et moi avons repris nos activités et sommes allés nous en jeter un chez Freddy’s rue de Seine. Freddy s’est pomponné avant de nous ouvrir ses portes, je passe environ une fois par jour devant et je crois que l’endroit est resté en travaux au moins un an. Mais ça valait le coup, tout de bois recouvert, sièges métalliques, superbe marbre derrière le bar.

Il est 19h ce mercredi, les places sont déjà chères. Après moultes tergiversations, j’impose les deux tabourets au bar dos à la fenêtre. Il n’en faudra pas moins à Roger pour sauter sur les deux places mitoyennes mais plus au chaud lors du départ de nos voisins. Roger est légèrement tatillon sur la place. Mais comme on est resté plus de deux heures, il n’avait pas complètement tort.

 

Roger, entre autres, est mon référent vin, je regarde la carte pour être polie, mais c’est toujours lui qui choisit. Et comme il s’y connait, j’ai fait un effort et j’ai noté les références. Ca fera au moins plaisir à mon papa et à ma maman. Les autres qui s’en foutent, c’est l’heure de la micro-sieste.
Nous avons donc entamé par un Mont-Louis pétillant de la Loire, cépage chenin, un vin fabriqué avec la méthode champenoise. Puis les hostilités se sont poursuivies avec un Saint-Joseph blanc, Domaine Cuilleron. Ca fait sérieux, hein ? Avec ça, nous avons pioché dans l’alléchante carte des tapas, du chorizo « Bellota » et du caviar d’aubergines.

 

Moi, j’ai trouvé que tout était bon, que le cadre était sympa, et même avec une salle comble, pas trop bruyant. Roger lui, a eu l’air d’apprécier la soirée, même si les serveurs n’ont certainement pas fait Lausanne. Mes parents comprendront.

 

Freddy’s – 54 rue de Seine – Paris 6e – Ouvert tous les jours de midi à minuit

Freddy’s a de la famille dans la rue : Fish la Boissonnerie son cousin en face qui a un peu pris la grosse tête, le délicieux Cosi à sa gauche, son petit frère fauché et Sémilla à sa droite, ses parents installés.

 

L’autre jour, quelqu’un demandait sur les réseaux sociaux une adresse de restaurant bon et pas trop cher à Saint-Germain-des-Prés. C’est une question que je me pose moi-même souvent, y travaillant depuis deux ans.
Et puis ma collègue Chloé, toujours un bon plan dans la poche, m’a emmené chez Yoom quelques temps après mon arrivée, et j’y retourne avec plaisir pour les grandes occasions, la venue d’Agathe à Paris, la prochaine visite de mon Jules au bureau, ou cette semaine le récit des vacances de Maude.
Sis rue Grégoire de Tours, entre le grand boulevard Saint-Germain et l’encombrée rue de Buci, Yoom est un restaurant de dim sum, sorte de raviolis à la vapeur fourrés d’origine cantonaise et très très bon.

Chez Yoom on a soigné la déco, les appliques sont en verre bleuté, les jolies tables sont d’un beau turquoise, la vaisselle est toute jolie, on regrette presque les baguettes à usage unique, mais c’est un vrai tout petit point de détail.
Quant à notre assiette, nous optons pour le menu du Tigre, composé d’une salade et sa vinaigrette à la cacahuète, très bien dosée, pas du tout étouffante, et de dim sum de toutes les couleurs et toutes les saveurs, assortis d’un riz délicieusement parfumé, avec de petits légumes.

Pour le dessert, je n’ai pas pu résister à leurs boules de riz gluant fourré au sésame noir, servies dans une soupe de lait de coco au gingembre. Même Maude qui n’aime pas trop le gingembre a apprécié le mariage des saveurs. Tellement bon que mon Iphone n’a pas été assez rapide pour les prendre en photo, ne reste que le petit poisson au fond de son bol, témoin de ma gourmandise.

Le menu du Tigre est à 15€ et m’a, ma foi, plutôt nourri (surtout avec le dessert en plus…). D’autres menus plus copieux sont proposés ainsi qu’un choix de dim sum à la carte.

Yoom – 5 rue Grégoire de Tours – Paris 6e – Ouvert du mardi au samedi midi et soir

 

Yoom sévit un peu partout dans Paris, leurs adresses par ici, et Saint-Germain-des-Prés, ça commence à me connaître, dans un autre budget, ici, c’était top aussi.

 

J’adore la rentrée ! Je n’ai plus l’âge de m’acheter des gommes et des taille-crayons, mais une veste, un nouveau pantalon et ça sent déjà pour moi comme les craies sur l’ardoise, les savons écoliers, et l’odeur de gomme des salles de gym. Et puis surtout, ce qui sent comme la rentrée depuis quelques années, c’est les déjeuners avec les copines.

Dès la fin du mois d’août, on se rappelle et on va déjeuner parce qu’il faut bien débriefer les vacances, le retour au boulot etc etc…
La semaine dernière, c’était avec ma copine Laure que j’avais rendez-vous pour déjeuner, dans un endroit tout proche de mon travail, et que je ne connaissais pas. Niché dans la petite rue du Sabot se trouve le Blueberry Maki. Je suis passée des milliers de fois devant cette rue sans la regarder, coincée qu’elle est entre la rue du Four et la rue de Rennes. Bien mal m’en a pris toutes ces années, ce restaurant vaut pourtant vraiment le détour.

De l’extérieur, ça ne ressemble pas du tout à tous les restaurants japonais parisiens, on se doute qu’il y a quelque chose de spécial. On entre, les maîtres du maki à notre droite, l’accueil en face, on nous escorte dans un dédale de couloirs et de salles, jusqu’à une table dans un décor très pop, design, en un mot agréable.

La spécialité de la maison, vous l’aurez compris, ce sont les makis, tout fait envie dans ce menu aux mille saveurs inédites et mariages étonnants. La serveuse nous présente les plats du jour et nous optons finalement pour un chirashi «surprise». Excellente surprise ! Des poissons de toute sortes, du saumon bien sûr, de la daurade j’en suis à peu près persuadée, et une foule d’autres que je n’ai pas forcément identifié, tous divins. Un véritable régal, une explosion de saveurs en bouche. Il y avait aussi quelques légumes, une matière spongieuse, plutôt bonne mais dont je serai bien incapable de dire de quelle famille d’aliments elle provenait.

Pour le dessert, Laure me guide vers un mochi, en me parlant d’un film se déroulant au Japon (le Japon, c’est un peu son dada à Laure) où l’héroïne se nourrit exclusivement de mochi, ça m’amuse et je me laisse convaincre. Le mochi est un gâteau traditionnel japonais qui peut être salé ou sucré, et qui est préparé à base de farine de riz gluant et d’eau, formant ainsi une pâte visqueuse et collante. Ca fait envie, hein ? Et bien, détrompez-vous, c’était un pur délice, les nôtres étaient au thé matcha et c’était assez frais et doux. Une parfaite touche légerement sucrée pour finir ce repas de chef !

Passons aux choses qui fâchent, l’addition ! Les bons produits, ça se paye ma bonne dame, comptez donc une vingtaine d’euros pour le plat et cinq à dix euros pour le dessert. Mais honnêtement, c’est tellement fin et délicieux que ça les vaut très largement.

 

La dernière fois que j’ai mangé dans le quartier de Saint Germain des prés, ça ressemblait à ça, mais mon préféré c’est quand même là.
Le film dont me parlait Laure, c’est celui-là et le joli site de Blueberry Maki, c’est par ici et leur adresse : 6 rue du Sabot dans le 6e !